Le groupe Canal+ voit grand et ambitionne de devenir « un leader mondial des médias et du divertissement avec 50 à 100 millions d’abonnés », contre 26,9 millions aujourd’hui. Mais l’entreprise cotée à Londres depuis mi-décembre 2024 a vu son cours de Bourse s’effondrer de près de 40 %.
Introduite à 290 pence à l’ouverture de la Bourse de Londres le 16 décembre 2024, l’action « CAN » du groupe Canal+ ne vaut plus que 175,1 pence le 13 mars 2025, au moment où nous bouclons ce n°339 de Edition Multimédi@, ce qui représente une chute de – 39,6 % (voir graphique). Et sa valorisation n’est plus que de 1,7 milliard de livres sterling (2 milliards d’euros). C’est une grosse déception pour les actionnaires, à qui la direction de Vivendi – l’ex-maison mère de Canal+ – avait fait miroiter une capitalisation potentielle d’environ 6 milliards d’euros.
Canal+, seule des 3 sociétés sœurs déficitaire
Surtout que le milliardaire Vincent Bolloré avait justifié durant un an le split de mi-décembre par la sous-évaluation de Vivendi en Bourse depuis quinze ans (1). En même temps que Canal+, le 16 décembre 2024, deux autres sociétés sœurs issues elles aussi du spin-off du conglomérat Vivendi ont également fait leurs premiers pas en Bourse, mais à Amsterdam pour Havas et à Paris pour la nouvelle entité Louis Hachette Group (Lagardère et Prisma Media). Vincent Bolloré et les actionnaires ont déchanté quant au groupe publicitaire Havas qui a vu lui aussi son cours de Bourse d’effondrer, passant du prix d’introduction de 1,79 euros à 1,4 euros le 13 mars 2025, soit une dégringolade de – 20,1 %. Seul lot de consolation, le groupe Louis Hachette est la seule entité de l’ancien Vivendi à mieux se comporter depuis son premier jour de cotation à 1,12 euro, puisque l’action est à 1,4 euro le 13 mars 2025, soit une hausse de 26,3 %. (suite)